05.07.2008
MAROC / les soirs d'été, le coeur léger...
Le grand mec mal habillé, c'est moi, la petite mignonne, c'est Samira...
Les retours, c'est toujours épique...
Train Rabat-Fès... Bus branlant, Fès-Aéroport... Avion, Fès-Gérone...
Samira m'accompagne jusqu'à l'aéroport... Je suis le dernier à embarquer...
Dans l'avion, un français avec qui je discute et une énorme américaine qui explique à tout le monde ce qu'il est permis de faire ou pas ; se lever... attacher sa ceinture... éteindre son téléphone...
Je crois qu'elle prépare le concours d'entrée à Abou Graib (la prison irakienne où l'armée américaine torture à tout va) ou à Guantanamo (autre prison forteresse de le l'armée américaine, placée en dehors des lois et des conventions internationales).
A part elle, que des méditerranéens et des latins; espagnols, marocains, français... vous imaginez la pagaille et le désordre...
Arrivé en Espagne, le français se fait contrôler, je crois qu'il avait quelque chose de vert dans son sac, une grosse barrette... Curieusement la douane espagnole, pourtant si tatillonne, le laisse passer...
Il va à Collioure, avec sa voiture, il me conduit jusqu'à Perpignan, il insiste, je lui laisse mes derniers billets en remerciement...
A Narbonne, je fais du stop... Il me reste vingt bons kilomètres, il est 8 heures du soir...
Prendre un hôtel ? Que nenni, s'il le faut, je vais marcher... Comme Rimbaud, sur les chemins poussiéreux, les soirs d'été, le coeur léger, heureux comme avec une femme...
Une bonne dizaine de voitures passent, des français tout roses, propres et craintifs dans leur prison-voiture...
Un type s'arrête, une vraie gueule cassée, abîmé par la vie... Quand je le remercie, il me dit que c'est normal...
Il a quitté son métier, il faisait des clés dans un supermarché, il gagnait de l'argent, mais personne ne lui parlait...
Difficile de savoir son chemin, son origine, il porte trente nationalités en lui et autant de cicatrices, de celles que les imbéciles savent si bien infliger...
D'aucuns ne seraient pas montés avec lui, et pourtant, il avait le coeur dans les yeux...
20:45 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
30.06.2008
MAROC / français râleurs

Ben y fait chaud, 49° à Marrakech, c'est tout ce qu'on peut dire... Bizarrement, je supporte bien la chaleur... aussi bien que les marocains qui s'en plaignent...
Généralement, les marocains se plaignent pas, sauf de la chaleur...
Quand aux français, ils se plaignent de tout, donc de la chaleur...
Hier midi, au restau, un groupe de français, façons éducateurs sociaux en mission pour une ONG, fume juste en dessous de la pancarte, "Interdit de fumer"...
Hier soir, trois couples de français fument comme des pompiers, dans un restau marocain ou personne ne fume...
Je peux pas m'empêcher, je leur dis gentiment :
_ Ben, les seuls qui fument dans les restaus au Maroc, c'est les français...
Ils me répondent :
_ Oui, mais personne respecte la loi...
Surtout pas eux...
Les marocains fument pas dans les restaus...
Je suis vraiment un sale con...
Je supporte pas que des français fument dans les restaus au Maroc...
Ps : Je suis fumeur occasionnel...
20:20 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
PENSER / pensée du jour
1) Do what you are done for ( Fais ce que tu as à faire...)
2) Enjoy it ! ( Prends-y du plaisir...)
3) Don't care the jealous ( Ne t'occupe pas des jaloux...)
Ce qu'on peut traduire bêtement par " Les chiens aboient, la caravane passe..."
Plus difficilement par " Les chameaux blatèrent, les chiens passent..."
N'empêche que "Mieux vaut bla-bla taire que dire des bêtises..."
19:25 Publié dans Débat/Forum | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.06.2008
MAROC / petits métiers de la misère
Toutes les nuits, je suis réveillé par des clochards professionnels, qui fouillent les poubelles ; carton, plastique, ficelle, fer, verre, bois, tout se récupère... chacun sa spécialité...
Combien vont-ils gagner ? Peut-être deux ou trois euros à la fin de la journée, de quoi manger...
La nuit leur appartient, le jour, ils dorment dans leur charrette...
Il y a les consciencieux qui trient dans la poubelle et les sagouins, qui jettent à terre sans ménagement les résidus de leur fouille...
Le lendemain, vu de ma fenêtre au cinquième, c'est comme des marguerites de papier sur le trottoir, des guirlandes de listing dans les arbres, des banderoles du Bouthan...
10:10 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.06.2008
MAROC / electro-nique
Des manifs de plus en plus violentes et fréquentes dans la ville... Des propos acerbes (je suis pas serbe, ni croate !) d'hommes qui me croisent avec Samira... Même si on lui demande de plus en plus si elle est européenne... La population se radicalise...
Une française qui vit au Maroc depuis quatre mois, excédée par les complications et lenteurs administratives et bancaires...
Le distributeur qui m'avale mes billets a peine sortis du DAB, c'est tout juste si on veut me faire une attestation... Je n'ai aucune garantie, on me remboursera peut-être dans trois mois... Inch Allah... Je vais manger des omelettes pendant trois jours, en attendant, la possibilité d'un retrait suivant... Si le distributeur m'avale pas ma carte et que je doive la récupérer dans trois mois... Vive l'électro-nique...
Sinon, je deviens le premier clochard français au Maroc , le deuxième pardon, y-en a déjà une, qui traîne ses savates et son sac à Rabat... Sami, n'a fait ni une ni deux, elle m'a dépanné...
L'europe n'exporte pas que ses touristes, elle exporte sa misère...
19:35 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MAROC / comme un étranger
A Rabat, je suis un étranger, un vrai, avec un passeport, c'est rassurant... J'aime bien cette idée d'être un étranger... Partout où je suis allé, même au plus près de chez moi, dans ma famille, chez mes parents, dans mon village, mon école, j'ai toujours été un étranger...
Je le dis ça sans intention de faire le malin ou de me distinguer... J'aime cette idée d'être un étranger... L'étranger, c'est la liberté, il a le droit d'être différent, d'aller où il veut, personne lui demande rien, c'est normal, c'est un étranger... Un étranger, on lui fout la paix... Si ce qu'il fait est étrange, c'est pas grave, c'est un étranger...
Et cette belle phrases de Charlelie Couture: " Les étrangers qu'on préfère encore, c'est le étrangers de couleur parce qu'on les repère de loin..."
Au Maroc, un étranger comme moi, c'est normal, mais en France, ca dérange, ca fout le bazar... J'aime bien cette idée de déranger... J'ai toujours aimé énerver... Je me débrouille plutôt bien, à ce qu'on dit...
Et après, y-a ceux qui comprennent que je suis pas si méchant que ça... Juste un peu casse-pieds... Et qui m'aiment pour ce que je suis... Ceux-là ont du mérite, d'avoir compris ça... De m'avoir supporté jusque là... Je les aime, ce sont mes amis...
15:55 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.06.2008
MAROC / monde a l'envers
Le Maroc c'est le monde à l'envers ;
la vie est pas chère... les gens sortent dans les rues... vous sourient, parlent.. les filles vous regardent pas de haut... les voitures roulent dangereusement... votre contact est jamais à l'heure... les gens s'occupent de vous... se mêlent de vos affaires... vous suivent du regard, comme si vous débarquez de la lune... essayent de vous aider...
En France, la vie est chère, on vous regarde pas, si vous demandez l'heure, c'est tout juste si ils mettent pas la main sur leur port-feuille, les filles se croient toutes à la star-ac, personne ne vous parle dans la rue, on vous laisse mourir sur le trottoir...
Au Maroc, les pauvres sont très pauvres et se plaignent pas.
En France, les riches votent a gauche, les riches, façon bobos, se la jouent sympas et popus...
Au Maroc, les riches sont de vrais riches, ils ont l'air important, grâves, sérieux et ne rigolent pas, ils ont une immense limousine et leur femme un quatre-quatre japonais... Et les "Hummer" arrivent...
En France, ce sont les pauvres qui ont des quatre-quatre, à la rigueur les nouveaux-riches, qui veulent se la jouer... Et les riches des Fiat de poche...
En France, les riches s'habillent comme des clochards. La faute à Jean-Paul Gaultier et John Galliano.
Au Maroc, les riches sont fiers et s'habillent comme des riches, c'est dimanche, tous les jours...
Et les pauvres sont sapés à la Gaultier ou Galliaono, avec des frusques a l'envers, des vestes rafistolées, des pantalons étrillés, des chaussettes hors d'âge, des galurins de cirque...
09:30 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.06.2008
MAROC / fort en math
POUR LES (TRES) FORTS EN MATH...
J'achète un DVD,
_ Miet ryal !!! Miet ryal !!! Hurle le vendeur de rue, à me déchirer le tympan...
"Miet", c'est cent, je crois...
Je demande le prix, comme il est parfaitement bilingue, il me dit :
_ Cinq dirhams...
_ Pas cher que je me dis...
Et j'achète...
Sauf que pour le marocains , c'est "Miet dirhams!!! Miet dirhams!!!
Cent dirhams!!! Traduisez dix euros... Une fortune au Maroc...
_ Tiens, je me dis, tiens c'est bizarre, ils font un prix sympa pour les touristes et un très cher pour les marocains...
_ Le monde à l'envers, quoi!
_ Faut pas rêver quand même... m'explique Samira, si "Miet" c'est bien "cent", il dit pas dirhams, mais ryals...
Et un Ryal (unité monétaire descendant du "réal" espagnol) c'est comme nos "sous" à nous..
_ Vous vous rappelez?
_ Non, vous vous rappelez pas, vous étiez trop jeune... Moi aussi, rassurez-vous, mais ma mère et ma grand-mère parlaient comme ca...
Un "sou", comme un "ryal", c'est un cinquième d'unité monétaire...
Donc un "sou" c'était 0,20 centimes d'un ancien franc (imaginez! c'est ce que ma mère me donnait ma mère pour une heure de vaisselle... Une misère!), et donc un "ryal" ou "rial", c'est 0,20 dirhams...
Sachant que le dirhams vaut 0,10 euros... C'est pas lourd...
Mais à quoi sert cette division monétaire, venue du fond des âges*, apparemment inutile et compliquée, qui ne figure sur aucune étiquette, aucune fiche de paye, aucun billet de banque, mais qui traverse les générations, concerne les plus jeunes, et ne fait que compliquer les conversions monétaires...
Car quand un marocain vous parle du prix de sa maison, il est incapable de vous parler autrement qu'en "rials".
Et comme si c'était pas assez compliqué, il parle en "rials" d'ancien dirhams, comme nos anciens francs quoi...
Essayez donc d'exprimer ou de comprendre le prix de votre maison en "sous" d'anciens francs...
C'est plus un problème de CM2, c'est un problème d'académiciens...
Et pourtant tout le monde parle comme ça dans la Médina au Maroc, du plus pauvre au plus illettré...
* Cette division monétaire "vingtégésimale" pourrait trouver son origine à l'époque très ancienne, ou les nomades comptaient par vingt sur leurs doigts et orteils... La base quatre offre en outre l'aventage d'être divisible par 2, 4 et 5...
16:20 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
24.06.2008
PENSER / gobeur de mouche
Depuis que le survie de l'espèce est assurée, la nouvelle frontière, c'est le Bonheur...
Le Bônheur comme un dû, une obsession... quitte à souffrir, à se torturer pour y parvenir...
Et la télé comme fenêtre sur le Bonheur...
Le bonheur ! Le bonheur ?
"Quid" des masochistes qui aiment souffrir, se plaindre, attirer les regards sur leurs petites misères et souffrances "Cauetidiennes", à tous les coins "Delarue" ? (Avec un nom pareil, est-ce qu'on peut faire plus popu?)
Avalanche de petits "bobos" pour "bobos parisiens et provinciaux, étalés sur nos écrans... C'est à se demander si bien plus que le bonheur, la quête de l'homme (et de la femme) serait de ne pas être seuls...
Exister dans le regard des autres, par petite réussite et souffrance interposées...
Briser la solitude, cette solitude glaciale qui nous saisit comme le froid de l'hiver quand la télé tombe en panne...
Le comble du bonheur n'est pas d'être heureux, mais de ne pas pas être seul...
Et ce nouvel adage: " Mieux vaut malheureux ensemble que seul et heureux".
Et comme les ennuis, les emmerdes sont plus faciles à obtenir que le bonheur, inaccessible et fatigant, le but final de l'espèce humaine n'est-il pas de recréer des lieux de rencontre pour miséreux de l'âme et du coeur...
En avant, Ardiçon, l'inventeur de la cédille, et le triste petit Fogiel, frères jumeaux de la bêtise et de l'ennui, et leurs émissions pour handicapés du bonheur, manchots de l'aventure et gobeurs de mouches...
Et pour parodier Churchill : " Spectateurs, vous deviez choisir choisir entre la bêtise et l'ennui... Vous avez choisi la bêtise.... Et bien, vous aurez la bêtise et l'ennui..."
19:35 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.06.2008
PENSER / blog-note
COMMENTAIRE DE GINETTE (sur note : "la solitude du blogueur de fond"):
comme de toutes façons je ne dormirai pas avant 4 heures du matin, j'en profite de t'envoyer un petit com.
première définition du blogueur de fond:
se faire connaitre le plus souvent par ses actions ses écrits mais il est une règle absolue pour avoir des coms, c'est d'aller à la rencontre des autres par l'amitié et le partage, le blogueur désespéré devait se trouver dans une bulle.......
QUE FAIRE POUR LUI ? peut-être le taguer ça l'obligerai à regarder autour de lui...
je vais te faire une confidence parce qu'il est tard et que tout le monde chante et danse on ne m'entendra pas, enfin je devrais dire qu'il est tôt...
je suis arrivée ici sur ce blog en quête d'amitié et j'ai reçu beaucoup car j'ai aussi beaucoup envie de donner.
de fois je n'ai rien à dire mais tellement à écouter et à admirer, le photos, les images, les oeuvres, les recettes de cuisine, les récits de voyage etc et tout cela sans trop bouger ce que je ne peux plus faire raisonnablement.
je partage la joie, l'humour des fois la tristesse car nous passons tous par ces différentes situations.
au milieu de tout ce brouhaha qui rentre par ma fenêtre
je pense à vous tous.....
a bientôt.
REPONSE DE DENIS11
Beau texte, sensible, vrai et profond, que je vais pas hésiter à mettre en note avec ta permission.
Je pense également, qu'on ne reçoit que si on donne...
C'est simple comme bonjour, mathématiques presque... Mais une mathématique du coeur, car on donne sans calcul, et on reçoit quand on s'y attend pas. Comme une pomme sur la tête , d'un arbre qu'on a planté, des années avant...
Alors, j'imagine une espèce rare, ceux qui veulent "donner sans recevoir"...
Je dis pas "recevoir sans donner", ceux-là y-en a des tonnes, je dis "donner sans recevoir"...
Doit bien y-en avoir, tout existe...
Des espèces d'altruistes-misanthropes, des bougons-généreux, condamnés à être aimés malgré eux...
La misanthropie, c'est pas s'aimer, et pas s'aimer parce qu'on vous a pas aimé...
Et la seule thérapie, c'est d'aimer les mal-aimés.... Même si ca marche pas à tous les coups..
Qu'il est long le chemin vers le bonheur...
ps : je suis ignare en blog, c'est quoi "taguer" ?
09:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.06.2008
PENSER / Eloge de la bêtise
Eloge de la bêtise :
Il y a des textes d'une grande qualité littéraire sur le blog, ou tout simplement drôles ou émouvants... et qui ne seront jamais des livres...
De même qu'il y a des livres sur les gondoles des supermarchés (et pas qu'à Venise) qui sont d'une pesanteur mortelle...
Le talent de ceux qui en ont, qu'il soit la peinture, la photo, l'écriture, la danse ou le verbe... (j'en oublie) s'accomplit en silence... souvent dans l'anonymat...
La bêtise et la monstruosité s'étalent sur nos écrans et tabloïd... Faut-il citer des noms ?
La plupart des émissions people de TF1 et d'à côté... La Star-réac... Les magazines "trash" et "gossip"... Les autobiographies de stars...
Cette sous-littérature "rewritée", "formatée", "mâchonnée", "saucissonnée" qu'on essaye de nous faire passer pour du Mac Orlan et qui ne vaut pas une ligne de Maupassant...
Et pourtant cette médiocrité nous renforce, petits orgueilleux que nous sommes... Car sans la Bêtise Ambiante, serait-il si facile d'avoir l'ombre d'une pensée plaisante ?
On ne remerciera jamais assez les imbéciles de nous rendre la vie facile, c'est grâce à eux, qu'on fait la différence entre Arthur (de TF1) et Rimbaud...
19:25 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.06.2008
PENSER / la solitude du blogueur de fond
1) la solitude du blogueur de fond
Bon, ça va, j'ai réussi à perdre quelques visiteurs à mon compteurs avec mes angoisses philos.
Par contre les commentaires sont en hausse...
Merci, de m'encourager sur le déclin de ma pensée...
Je me souviens de ce blogueur qui piqua une crise numérique homérique, parce que personne lui mettait de commentaire... Et d'écrire rageusement : "J'ai tout essayé ! Qu'est-ce que je dois faire pour que vous m'envoyez des commentaires!!!"
J'ai trouvé ca drôle, touchant et pathétique... Cette grande solitude du fond du blog...
Je crois qu'il était prêt à tout et à n'importe quoi... à écrire je ne sais quelle ignominie, pour avoir un commentaire...
_ Chacun aura son quart d'heure de gloire, disait Andy Warhol...
_ Qui m'a piqué ma part? répondait Patrick Timsit...
21:20 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
PENSER / "reset" du bonheur
Éternelle interrogation sur le bonheur...
Existe-t-il une recette, des recettes ?
Je pense que la première recette, c'est le "reset", vous savez cette fonction sur les ordis, qui permet de formater le programme, de tout effacer...
Bien sûr, il faut garder en mémoire les traces des erreurs à éviter... Sinon on se planterait, on se cognerait toujours dans les mêmes poteaux au coin de la rue, vous savez comme dans le films de Charlot...
Discussion sur les religions avec Samira.
Évidemment, je en suis pas croyant, très peu de mes amis le sont.
Je me définis prudemment comme agnostique, terme assez vague et pourtant suffisamment précis : a-gnose, celui qui "ne sait pas".
La gnose étant le savoir, racine grecque qu'on retrouve aisément dans "to know">>"he knows" et plus difficilement dans "c(on)naiss(ance)". Je peux pas m'empêcher de faire mon "con de prof" que je suis plus, j'ai sauté du train en marche....
Agnostique donc (ca va briller...), et pourtant je trouve des vertus dans le christianisme, qui fonde notre pensée... Même si bêtement, nos gouvernants s'obstinent à occulter cette référence dans la Constitution Européenne...
Un peuple sans racine, n'existe pas. On aime les tibétains ou les bantous parce qu'ils sont pas comme nous, s'ils étaient comme nous on n'irait pas en vacances la-bas
Mais revenons à nos moutons.
La magie du christianisme, c'est le pardon. La rédemption.
Est-ce pour ca que cette religion un peu bancale ; trois personnes en un seul dieu, difficile à gober pour une religion monothéiste et "l'immaculée conception", que gamin on appelait "l'immatricule contraception*", persiste numériquement, en haut du podium (*Ne vous inquiétez pas, j'étais premier de communion, même si le curé m'avait viré un mois avant l'examen...)
Tout ça pour finir sur cette immense conclusion (pour nos liberté) ; ce que je viens de dire, au moins ne relève pas du blasphème, et je ne pense pas qu'on va me couper la tête pour ça...
C'est déjà un gros avantage et un grand progrès... "Penser et critiquer librement..."
C'est, à mon sens, la condition numéro deux du bonheur : la liberté, l'esprit libre et la critique...
Voltaire, Rousseau, Diderot, d'Alembert, vous êtes mes frères...
C'était mes angoisses philos, j'espère perdre encore quelques visites sur mon compteur...
17:45 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.06.2008
PENSER / Moulins avant
Certains historiens ont prétendu, que les romains qui avaient la connaissance théorique et technique du moulin à vent, refusèrent de l'utiliser pour moudre le blé, qui était à la base de leur alimentation, ou écraser les olives et le raisin et qu'ils ne se privaient pas de consommer sous forme d'huile et de vin, parce que cela aurait rendu les esclaves inutiles ou désoeuvrés...
Refus technologique ou blocage idéologique qui précipita leur chute...
Car l'Empire romain avait une structure sociale et politique bien supérieure à celle de la Renaissance ou du Siècle des Lumières, tremplins intellectuels, artistiques et culturels, qui permirent le passage à l'ère technologique et industrielle...
22:25 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
PENSER / feignant-actif
Est-ce que j'ai l'air assez faignant?
Mon compteur est en baisse, je deviens feignant.
J'aime bien ce mot, feignant, qui peut s'écrire de trois façons différentes, toutes acceptées par cette satanée Académie. De mémoire ; feignant, faignant et fainéant... (J'espère bien qu'on me contredira)
Ce qui à ma connaissance, est le seul cas dans la langue française. Pas mal, pour un mot feignant...
Il faut se méfier des feignants, ce sont de redoutables inventeurs...
Ben oui, les courageux, prenez les "rednecks" par exemple (stupides américains qui votent G. Dabeliou. Bush et redoutent Obama), baissent la tête et travaillent sans relâche...
Comme quoi le travail peut rendre idiot.
Les vrais faignants, les astucieux, inventent des tas de combines et raccourcis pour se reposer et faire ce qui leur plaît, pendant que la combine fait le boulot à leur place...
L'humanité ne progresse que grâce aux feignants... Les moulins à vent* par exemple, un truc de feignant... La roue, idem... La traction à voile, l'énergie solaire... itou...
Pourquoi se fatiguer quand la nature, le vent ou le soleil font le travail ?
Bon, je l'admets, tous les faignants sont pas logés à la même enseigne...
Y-a les "feignants lymphatiques", espèces de Bernard-l'ermite, pas très actifs et endormis du cervelet et y-a les "feignants actifs", ceux qui ont l'air de rien faire et ont toujours la cafetière en ébullition...
Je milite ardemment pour cette espèce de faignants-là.
*Moulins à vents : voir note ci-dessus.
19:00 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.06.2008
MAROC / le bonheur

Bonheur
Le bonheur s'approche sans bruit
Comme un parfum dans la nuit
Il s'approche à pas de loups
Et me caresse la joue
Le bonheur est un petit chat
Qui me griffe de joie
Qui a faim de moi
Je lui donne mes doigts
Mes grimaces et mes rires
Je l'entends qui respire
Tout contre moi
J'aime mon petit chat
Qui me donne le bonheur et la joie
Mon bonheur s'appelle Samira
20:55 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.06.2008
MAROC /plage
On se baigne, on parle, on bronze et on fait des exercices de gym ; un peu de footing et surtout des "abdo". Rien à voir avec le frère de Samira qui s'appelle "Abdou".
19:10 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.06.2008
MAROC / ryanair logique bagagère
Logique bagagère hallucinante de Ryanair...
Chez Ryanair, le deuxième bagage de soute coûte 25 euros, mais doit peser zéro kilo.
Je suis arrivé au Maroc après des péripéties diverses... A chaque fois, c'est ric-et-rac, d'abord une grève des routiers qui bloque le Perthus, puis une grève de la SNCF, qui m'oblige à partir la veille et à dormir à Gérone, ce qui n'est pas une catastrophe.
Si ce n'est un zozo de français, qui fume dans le dortoir de l'auberge de Jeunesse, polluant l'atmosphère...
Je promène depuis Narbonne un sac à dos de 12kg, ma sacoche ordi, accessoires photos, livres et sur roulette une boite de 15 kilos, une scie à chantourner (pour faire des "moucharabieh") que j'ai promise à Samira.
Donc chez Ryanair...
Le premier bagage de soute est gratuit et doit pas depasser 15 kilos.
Et on vous demande 25 euros, pour le deuxième bagage de soute, à la réservation sur internet, ce que j'ai fait.
Mais voila que à l'embarquement, Ryanair me réclame pour ce deuxième bagage, une taxe supplémentaire de 15 euros par kilo...
Soit dans mon cas, 15x15=225 euros. Et si on ajoute les 25 euros à la réservation sur Internet, ça fait 250 euros.
Pour une machine que j'ai payée moins de 100 euros, c'est un peu cher...
C'est la logique de Ryanair c'est écrit en tout petit en bas du contrat. Complètement absurde. Évidemment j'ai tord de pas avoir lu les lignes minuscules ou de pas être illogique...
Y a de l'arnaque dans l'(Ryan) air.
Eux ça leur pose aucun problème...
Finalement, j'ai le choix entre laisser la machine dans un coin de l'aéroport et déclencher le plan Orsec espagnol, pour un colis abandonné supposé piège... Et finir en prison...
Ou donner la machine à quelqu'un qui passe par là, ce que j'ai fait... Encore heureux qu'il veuille l'accepter, car l'embarquement est dans cinq minutes...
15:00 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.06.2008
MAROC / khalid / douche
Khalid me vend le Maroc en pièces détachées.
Il me propose tout ce qui se vend et même ce qui se vend pas.
De temps en temps, je lui paye un café. Si j'oublie, il me le rappelle...
Quand il me demande dix dirhams, je lui en donne cinq, il proteste pas. Il a de l'éducation ce garçon.
Et s'il en veut dix, il m'en demande vingt... Pas bête !
Khalid est toujours là où je l'attends pas. Il surgit des ombres de la nuit. Don d'ubiquité.
Je le croise aux quatre coins de la ville.... avec un japonais... un turc kémaliste... un ouzbek végétarien... un dramaturge chinois...
Je sais pas ce qu'il leur a vendu, promis.
J'ai beau me cacher, faire semblant de pas le voir, même dans une foule de mille personnes, il me devine, me hèle...
J'ai cru longtemps qu'il avait des frères jumeaux, au moins trois...
Malgré ses airs de psychopathes doux (il m'avoue des séjours en hôpital psychiatrique), il a une compréhension très sûre des mécanismes qui motivent les hommes, c'est à dire, pour parler franc, des bas instincts et des petites combines de l'humanité... Il connaît tout, sait tout du fonctionnement "souterrain" du Maroc...
Moi, je l'aime bien, et lui aussi, m'aime bien. Il est une part non négligeable de cette humanité misérable et joyeuse qui persiste à survivre comme le liseron de nos jardins...
Il me rend de petits services, bien que ce soit en inadéquation totale avec ce que je demande..
Un jour, je cherche un appartement avec eau chaude et douche dans la médina...
Évidemment il me trouve tout, sauf ce qu'il faut... Un sofa au milieu du salon d'une famille consternée que je refuse... Un appartement au 5 ème étage, sans eau ni électricité...
Et quand je lui demande pour la douche, il me dit...
_ C'est pas grave, je peux te monter l'eau chaude tous les matins, dans un seau...
Un soir, il me propose une copine à lui, avec qui passer la nuit...
Il insiste :
_ C'est pas cher, 100 dirhams la nuit (10 euros)..
Et précise admiratif :
_ Et pour ce prix, elle fournit l'appartement et la douche...
Je lui indique en souriant que ça m'intéresse pas, et pour le rassurer sur mes moeurs (même s'il est "bi" à la demande), j'ajoute que j'ai une amie, que je l'aime et qu'elle m'arracherait les oreilles de la tête (et le reste), si je faisais ça...
Il s'emballe sur la douche, pour lui c'est l'élément déterminant :
_ Ben, c'est pas grave ! Tu peux y aller juste pour la douche... Même deux, une le soir, une le matin...
Le luxe!
_ Mais j'ai une douche à mon hôtel !
Peine perdue.
Le soir, dans mon lit, je regarde un DVD, sa copine m'appelle, elle me demande pourquoi je suis pas venu...
Khalid lui a vendu mon numéro de téléphone.
Une catastrophe ce garçon!
11:35 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
05.06.2008
FRANCE / bort-les-Orgues / Archimède
J'ai été scout dans ce coin, y a une éternité. C'était juste après le big-bang.
Une pierre énorme, une meule de la taille d'une roue de tracteur, était tombée au fond du lac. Avec un radeau de fortune et une chèvre (Palan sur trépied bricolé avec des rondins, façon ma cabane au Canada), on s'était mis en tête de sortir le gros caillou de l'eau, où il dormait depuis la création du barrage de Bort-les-Orgues.
Évidemment on n'a pas réussi.
Au fur et à mesure qu'on actionnait le palan, c'est pas la pierre qui montait, c'est le radeau qui descendait. Allez savoir pourquoi, lois complexes de la physique.
Archimède et son célèbre théorème n'était pas encore passé par là : "Tout corps plongé dans un liquide et qui n'en ressort pas au bout d'une heure est considéré comme perdu".
A l'époque, le château était entouré d'eau, y avait pas cet affreux parking et ce ridicule bateau mouche qu'on devine à gauche.
Quant à Bort-les-Orgues*, je vais me faire des ennemis, mais c'est un village-rue, de pierres volcaniques grises et noires, atteint par la désertification, qui suinte la tristesse et l'ennui.
Pourtant avec un aussi joli nom...
Pardon, Monsieur le Maire, je reviendrai en été , ça doit être gai et verdoyant...
*"les-Orgues", rien avoir avec les "orgues de barbaries" ou celles de l'église paroissiale, voire les "orgues de Staline", cette crapule à moustache. En fait ça vient de ces colonnes cylindriques, hexagonales ou prismatiques que la lave refroidie laisse en place après une éruption volcanique (Auvergne terre de volcans), comme la célèbre "Chaussée des Géants" en Irlande du Nord*.
PS :*Vive le "Sinn fein", l'IRA, Michael Collins, Eamon de Valera, Bobby Sand, Bernadette Devlin, Gerry Adams, héros de la guerre de libération de l'Irlande...
Ca n'a rien à voir, mais ça fait du bien...
10:40 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
03.06.2008
FRANCE /Copine-Car/Préau
Après avoir traversé la Bourgogne lumineuse et historique, l'Auvergne sombre et profonde, j'ai versé dans les terres du Sud, chères à mon coeur : l'Aubrac, la Margeride, le Rouergue, le Quercy... Des noms qui chantent les belles terres occitanes et fleurent bon les herbes sauvages...
Une chapelle aux confins de la Bourgogne, sur les riches terres agricoles et les marchés drapiers de jadis, entre Flandres et Florence...
Bizarre ce préau sur parvis, comme en Bretagne, où les pluies fréquentes le rendent nécessaire...
Ici, en Bourgogne, c'est probablement une fantaisie de riches vignerons et laboureurs...
D'autant qu'il contribue à renforcer la structure de l'édifice, sur ces terres molles et argileuses, comme les piliers massifs sur les côtés l'attestent...
08:15 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.06.2008
FRANCE / Najac / Troubadour
Je me permets de recopier la gentille note que Saadou a écrite sur mon passage chez elle, à Najac.
Merci, O ! Magicienne et Dame de Coeur !
Ps : Z'avez-pas vu mon peigne?
{....c'est comme ça que du haut de ma terrasse, un beau soir, j'ai vu arriver le troubadour. je ne l'avais jamais vu pour de vrai, j'avais juste parlé avec lui sur le blog(tu sais, là ou on écrit des trucs et que c'est midiblogs qui gère :merci à eux pour leur clin d'oeil sur le journal!) enfin, bref ! moi l'ordinateur j'y connais pas grand chose, j'appuie sur tout les boutons et je fais des catastrophes comme dit mon ami michel , et , par hasard je suis tombé sur lui denis bichet: ECOLE-mes psys+la nuit les étoiles... (nom de son blog) comme je l'ai dit, je l'avais jamais vu mais j'ai su tout de suite que c'était lui! il a écrit une jolie note sur nous :voir sa note du 30-05 france/najac/saadou et obélix , ça m'a émotionné le coeur et c'est pourquoi "je lui rends sa pareille"
denis, pour moi, c'est un troubadour, il va de ville en ville et jusqu'au maroc ou il a sa belle samira. sa musique c'est ses récits et il parle encore mieux qu'il n'écrit. il cache quelques souffrances avec pudeur derrière un grand sourire,il arrive quand on ne l'attend pas et il part si vite, trop vite.
ce qu'il ne vous a pas dit sur sa note c'est que tout comme je l'ai reconnu sans l'avoir jamais vu et bien que je ne l'attendais pas, ce soir là, les lentilles mijotaient sur le feu ; j'avais dit à mon obélix :"j'y mets trois bouts de saucisses au cas ou.. pour celui qui passe...."
oui, comme dit ma ginou: "je suis la dernière des sorcières"...tu comprends maintenant pourquoi la magie? mais pour le rouge...ce sera une autre histoire..............}
Saadou in "http://magierouge.midiblogs.com/" du 31 mai 2008
19:35 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
31.05.2008
FRANCE / Najac / Saadou et Obélix
Rencontre avec Saadou et Obelix.
Deux amis rencontrés sur le blog, et qui ont fait leur petit nid sur le chemin des pèlerins qui mène au sud, à Najac, où tous les déracinés, les coeurs brisés, qui aiment encore à aimer et à croire en la vie et qui savent accueillir les amis, le pèlerin ou le troubadour de passage, ont échoué...
Saadou est née à Oran, Obélix est breton...
Leur intérieur est propre est douillet. Les chiens ont de bonnes bouilles, passé la première trouille...
Autour de la table, d'une bouteille ou d'un café, on refait le monde, on pense et on panse nos cicatrices, parce qu'on a un formidable instinct de vie, une fabuleuse envie de regarder nos amis dans les yeux et le soleil couchant et levant qui fait des clins d'oeil derrière les collines d'en face la maison.
La vue est splendide.
Si ce n'était cet ours d'Olivier du "Café de la Plage", faussement comique un nom pareil, quand il ne pousse que des cailloux et pas une goutte d'eau et surtout quand le patron est aimable comme une porte de prison.
Saadou a commencé un blog : "www.magierouge.midiblogs.com".
J'espère qu'elle va narrer les histoires drôles qui nous ont si bien fait marrer...
09:55 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.05.2008
MAROC / A Samira...
1) Commentaire* de Samira (Maroc) :
JE CROYAIS QUE TU ETAIS ALLE VOIR TES PARENTS...
PAS SERRER DES FEMMES DANS TES BRAS !
FAUT PAS TE LAISSER SEUL TOI !
ATTENDS QUE JE TE VOIE AU MAROC...
*Suite à note "France /Vezelay café" du 24-05
2) Réponse de Denis (France) :
Mon petit coeur...
Ben vraiment, je m'excuse pour cette note, je voulais pas te faire de peine...
Tu sais, dans mon esprit, j'ai pas pensé à mal, c'était juste de l'amitié...
Et je vais te dire plus, je suis pas resté manger dans ce restaurant, qui avait pourtant l'air bien,
Parce que, même si, rien m'autorise à dire que cette femme voulait plus que de l'amitié,
Moi, c'est toi que j'aime, et je veux pas me placer dans une situation déloyale et compliquée.
Alors, j'en profite pour te le dire, ma petite chérie,
Que c'est avec toi, que je veux vivre et partager ma vie,
Et que même si je suis à 2000 km de toi,
Je pense à toi tous les jours,
J'ai besoin de toi, de ta confiance, de ta tendresse
Et je veux aussi te donner la mienne...
14:00 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.05.2008
FRANCE / Vercingetorix
Visite à Alise-Sainte-Reine. Sur la colline, qui domine le village, la statue de Vercingétorix*.
Le chef arverne, fédérateur des tribus gauloises, qui menait la danse contre un Jules César en pleine déconfiture, eut la malencontreuse idée de s'enfermer dans l'oppidum d'Alésia, offrant à César, l'opportunité de donner libre cours à son génie militaire dans l'art du siège.
Napoléon III, après des fouilles fructueuses sur le site (présumé) d'Alésia, érigea cette statue de sept mètres de haut en l'honneur de Vercingétorix promu héros national
Figure patriotique reprise en choeur par la III ème République, qui y ajouta habilement celle de Jehanne d'Arc.
De quoi exalter l'esprit patriotique et revanchard de nos chères têtes blondes dans les écoles de la République, après la défaite de 1870, contre la Prusse.
Sur le socle de la statue du noble guerrier au regard farouche, on peut lire l'épitaphe suivante, qui déplairait pas à "Dabeliou" (Bush) :
"LA GAULE UNIE FORMANT UNE NATION ANIMEE D'UN MEME ESPRIT PEUT DEFIER L'UNIVERS "
Qu'on se le dise...
*Prononcer "ouerkinguetorix" à la gauloise. Ce qui voudrait dire "noble-figure-de roi", selon Wikipédia.
15:15 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.05.2008
FRANCE / Vezelay café
Je rentre dans un café, à Vézelay.
Faut faire attention parce que tout est cher à Vézelay... Surtout les restaurants.
Même sur les talus, y a des "parcmètres"...
Je demande un café allongé, la patronne me dit :
_ Un euro...
Je réponds :
_ Non, c'est pas assez cher... En plus, je bois en terrasse...
_ C'est pas grave, qu'elle me dit.
J'insiste :
_ Je veux pas que vous soyez en faillite, si vous êtes pas assez cher, ça va arriver...
Je laisse 1,20 euros.
Elle est gaie, vive et joyeuse, son sourire me parle, j'ajoute :
_ Vous êtes pas gémeaux par hasard ?
_ Si, pile-poil ! Comment vous faites pour savoir !? Qu'elle s'étonne.
Et moi, faux-modeste (et gémeaux) :
_ Ben, c'est pas dur, vous êtes gaie, gentille, active....
Elle me demande, aux anges :
_ Est-ce que je peux vous faire la bise ?
Elle me serre dans ses bras, très fort...
C'est pas beau ça ? Dix minutes dans un café et vous faites la bise à la patronne...
21:20 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
FRANCE / Vezelay basilique
13:05 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.05.2008
FRANCE / Jehanne d'Arc...
Le nez dans l'herbe, je me suis longtemps demandé qui était Jehanne d'Arc. A la fois si lointaine et si proche...
Tout petit, on passait devant sa maison pour aller chez ma grand-mère Jeanne (homonymie fort intéressante) dont les parents étaient meuniers à Domrémy.
Jehanne d'Arc, je crois bien que c'était une espèce de garçon manqué. Voire plus...
Aujourd'hui, on parle sans ambages de transexualité ou d'homosexualité féminine. A l'époque, c'était inconcevable...
Elle ne supportait pas que les garçons la touchent et s'habillait volontiers en homme. Ce qui à l'époque était sévèrement réprimandé par la loi et l'église.
Elle justifia habilement de voyager et de guerroyer pour le faire...
Les mèdecins qui l'examinèrent attestèrent d'ailleurs qu'elle n'était pas "affligée par les tourments qui habitent périodiquement les femmes".
Sa virginité était donc plus qu'un choix religieux, c'était un choix personnel, bien qu'il semble qu'elle fut malheureusement "forcée" par ses geôliers en fin de détention.
Il est fort à parier que Jehanne avait des hallucinations ou des crises de schizophrénie. A moins qu'elle ne jouât carrément de la manipulation et du bobard pour abuser le "tonton" de Vaucouleurs, Sire de Baudricourt, qui la renvoya d'abord prestement chez elle avec une paire de baffes avant de céder à l'emmerdeuse.
Quant au Roi de France et à ses Conseillers, ils virent tout de suite le parti qu'ils pouvaient tirer de cette péronnelle mythomane, qui donnait corps à une légende récurrente de l'époque ; " Le Royaume de France serait sauvé par une jeune fille vierge envoyée de Dieu..."
Réitération du thème de Marie, mère de Jésus, de Sainte-Blandine sacrifiée aux lions ou de Sainte-Geneviève bravant Attila.
Quand les fantasmes guerriers d'une pucelle caractérielle rejoignent la propagande royale et galvanisent les troupes démoralisées, l'accomplissement du scénario divin est en marche...
Belle opérations "marketing" aurait dit Jacques Ségala...
"Laisse aller, c'est une valse..." aurait dit Michel Audiard.
09:25 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20.05.2008
FRANCE / terre d'enfance
Cette photo ne vous parle probablement pas, mais moi, c'est toute mon enfance qui me saute au yeux, qui me gonfle le coeur, qui inonde mon souvenir et mon imaginaire...
Ces terres verdoyantes, barrées du jaune des champs de colza, cette herbe grasse et onctueuse que broutent négligement quelques chevaux, que ne dérange qu'un léger souffle de vent dans les feuilles tendres du printemps tardif...
Ce sont les douces collines du Saintois et du Barrois-Mouvant, quelque part au confins de la Champagne, de la Bourgogne et de ce qui fut le Saint-Empire Romain Germanique, au Pays de Jeanne d'Arc... Dorémy-la-Pucelle.
15:15 Publié dans Famille | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.05.2008
FRANCE / bonheur??
Salut Denis
Tu n'es plus instit, alors tu fais quoi maintenant, tu n'as pas encore l'âge de la retraite -
En tous cas, j'ai l'impression (d'après ton blog) que tu profites bien de la vie - Et tu as amplement raison, tu n'as pas l'air d'être stressé, ni compliqué - C'est vrai que tu ne nous montres peut-être que le bon coté des choses - Des choses qui font réver, ton joli chalet, ta belle région en France et tes séjours amoureux au Maroc - J'adore ton blog et je te félicite, continue et Samira est trés jolie -
Lily
Ecrit par : lily | 13.05.2008
bjr lily
Merci pour tes compliments a Samira et tes encouragements.
je reponds un peu plus en detail a ta note.
J'ai reçu des coups dans la vie et j'ai connu des echecs et des souffrances, comme tout un chacun, travail, divorce, enfants...
J ai fait le choix d ignorer au maximum tous les aspects negatifs de la vie, et g developpé un 6eme sens pour fuir les fâcheux... des fois ca marche.
et surtout j'essaye de m interesser a un maximum de choses et de gens interessants...
la peinture m'a permis de m occuper et de gagner mon independance morale et materielle...
J'ai une espece de devise, qui vaut ce qu'elle vaut "le bonheur est un choix"...
Une autre accessoirement, "nous apprenons plus de nos echecs que de nos succes".
Et une derniere, qui contredit un peu la première et que j attribue à Zorba le Grec : " Si la vie etait facile, elle serait sans interet..."
Amitiés
Ecrit par Denis le 16.5.2008
13:40 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16.05.2008
FRANCE /copine-car/vadrouille
NOTE DE SAADOU
salut denis, encore en vadrouille! t'as la bougeotte ? si tu passes par ici arrêtes toi ça devrait te plaire! tu te trompes, la fee morgane elle est ici, a najac avec liane la reine des elfes et tous les autres....je ne sais pourquoi les gens arrivent dans ce village, trimballant des sacs a dos tous plus lourds les uns que les autres; j'ai fait pareil et j'ai enfin trouve un endroit ou le poser mon sac! c'est pour ça que c' est un poeme najac, plein d'histoires d'avant et de maintenant et avec des" gueules" je te dis que ça !(a en faire baver les photographes!)
REPONSE DENIS
Najac, ca me dit qq choz, s q par hasard c serait pas sur le chemin de st jacques de compostelle ? j 'en ai fait une partie q je raconte dans mon blog...
la bougeotte, oui, tu sais dans mon copine-car, je suis comme dans une coquille, un cocon, un oeuf, j'ecoute la pluie, le vent bruisser..., g mon ordi, qq livres, je me leve, et dejeune qd je veux... c comme une cabane roulante, g l impression d etre de partout et de nulle part... c pas grand mais je suis chez moi, je derange personne..... Les paysages defilent, je prends juste leur beauté, je fuis la laideur des chaines aux pieds, l'infinie tristesse des pavillons de banlieues et des lotissemnts...
la beauté du monde est dans notre regard... pas dans les titres de notorièté ou de proprieté...
*alors je viendrai a najac faire de belles photos. je suis un passionné du sud-ouest et du languedoc...
*excuz a mes lecteurs pour style sms,et fautes, j ecris avec 3G sur clavier minuscule.dans copine-car
00:10 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.05.2008
FRANCE / copine-car / Saulieu
Traversée de la France en copine-car. Le prix du gazole a flambé. Je fais le plein avec un billet de 100 euros, On me rend de quoi boire un café.
Périple dans les petites routes du Morvan, torturées et verdoyantes. La brume s'élève irrélle, La fée Morgane va-t-elle apparaître au détour d'un chemin?
Passé par Saulieu, d'où Bernard Loiseau, exigeant et passionné, s'est envolé dans le ciel étoilé des artistes de la gastronomie. Son auberge est toujours là, resplendissante, un palace,
Saulieu, un morceau de place Vendôme transposé dans un village bourguignon, Des hôtels et des restaurants de luxe toutes les deux maisons.
Quelques Jaguars et des Ferraris. Dechavanne vient y manger en hélicoptère entre midi et deux.
Je me contente des petits restaus qu'on trouve le long des routes de la France. J'en ai touvé un à midi, propre et sympa, 10 € le menu, 1,30 € le pichet, un euro le café... Et le sourire de la serveuse. Sympa, non ?
17:35 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.05.2008
ECOLE / le panda...
Panda du zoo de Pékin. Gestes lents et mesurés.
Tourner les pages du journal, qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler (pratique pour recueillir les cendres de cigarettes, c'est la taille du bureau), lui demandait des efforts surhumains. Une bonne matinée pour lire le journal. Heureusement, restait le supplément jardin, pour l'après-midi.
Pas de chance, comme les espèces rares, il développait toutes sortes d’allergies… A la pluie, au soleil, au vent, aux insectes, à la confiture, à l'eau tiède...
Enfin, c'est plutôt l'éducation Nationale qui n’avait pas de chance. Et en premier lieu, ses collègues, qui devaient se repartir ses élèves.
Il lui suffisait de faire la rentrée de septembre et d’assurer quelques jours avant les vacances pour réactiver son salaire à plein temps. Pas folle la guêpe.
D’autant que lui était venue l’idée géniale de donner des cours particuliers pendant ses congés maladies... Aussi bizarre que cela puisse paraître, aucun texte ne s’y oppose...
Et fait curieux, bien qu'il profita financièrement du système et semblait le cautionner lors de ses rares états de services, ses propres enfants n'étaient pas scolarisés... Imaginez un jardinier qui refuserait de nourrir les siens avec les produits de son jardin ?!
Mais peut-être, dans son cas, n’avait il que trop raison de se méfier de l’enseignement...
Pour être honnête, il travaillait quelques heures... Sur une année, c'est pas lourd, mais ramené à son temps de présence, ça grimpe fort.
Le travail consistait à arracher une bande de papier « kraft », à la froisser violemment, (attention la crise cardiaque), à y écrire de la main gauche (pour donner l’illusion d’un travail d’enfant) les prénoms de ses élèves, (ça fait toujours plaisir aux mamans), d’y ajourer quelques fautes d’orthographes attendrissantes (comme si les enfants ne savaient pas écrire leur prénom) et de la coller au mur.
L’inconvénient, avec cette frise "tarte à la crème", c’est qu’elle ne pouvait pas servir l’année suivante, à moins de faire redoubler toute la classe...
Il ne m'aura cassé que cinq tonnes de sucre sur le dos. L’avantage avec les feignants lymphatiques (à opposer aux feignants teigneux), c’est que même nuire, leur coûte…
07:55 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.05.2008
ECOLE / la minimaliste...
Elle avait le bras gauche, très court et musclé. Elle y appuyait sa tête, qui était pourtant pas lourde.
Les tables étaient disposées en fer à cheval, elle au centre.
Sur chaque table, cinq ou six livres, un par matière. Chaque heure son livre et sa matière. Français, math, histoire, géo, sciences...
Les élèves étaient numérotés de un à vingt-quatre, dans le sens des aiguilles d'une montre. Chacun lisait un paragraphe, tournait la page et passait au suivant.
Et quand c'est fini, on change de livre et on recommence.
Pourquoi se compliquer la vie ? La terre tourne ainsi depuis des milliers d'années.
Et ça, jusqu'à cinq heures. Pardon, quatre heures. Faut déduire la "gym", qui n'était jamais qu'une longue "récré" d'une heure, transformée en dessin ou activité libre, les jours de pluie.
A cinq heures pile, la classe était vide, volets fermés. Les mouches volaient et la poussière se déposait comme si la pièce était abandonnée depuis des lustres ou que si peu de choses avaient dérangé leur danse aphone...
Un océan de simplicité.
Je l'ai jamais vue debout. C'est vrai qu'elle était pas grande, mais quand même, je saurai jamais sa taille.
Le pire qui put lui arriver, eut été de s'endormir et de tomber de sa chaise. Ca peut passer en accident de travail.
Élève ou instit, je serais mort d'ennui. Ça donne envie de grimper aux rideaux, de hurler comme un chien sous la lune...
Mais bon, ça l'a pas empêché de me casser quinze tonnes de sucre...
Je lui pardonne.
Je comprends la fragilité des lâches et des "joueurs petits bras".
Et puis, c'est grâce à des gens comme ça, que j'ai quitté le panier de crabes...
11:45 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MAROC / photo...
10:55 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.05.2008
ECOLE / mes psys
La seule porte de sortie pour quitter l'Education Nationale, fut, sur les conseils de mon Inspecteur, d'entamer une psychothérapie (on ne peut décemment renoncer à 3 mois de vacances que si on est "fou"), et qui s'est rapidement transformée en "Tour de France" départemental des psys agréés...
Petit glossaire...
Ma quatrième ou cinquième psy était une "Lacanienne".
On m'a expliqué plus tard. Concrètement, elle vous fixe sans dire un mot, autre que "bonjour" et "ça fait trente euros", pendant que vous vous tordez les doigts en regardant le plafond ou la pointe de vos souliers.
La salle d'attente aussi était Lacanienne, un réduit. J'imagine que c'était d'anciennes toilettes dont on avait retiré l'accessoire essentiel.
J'ai d'abord pris la désolation du lieu ; chaise branlante, papier triste, ampoule blafarde, fenêtre murée, lecture réduite à un seul prospectus gratuit des années soixante, pour de la radinerie.
En fait, je crois bien, que c'était une volonté de mettre le patient en condition.
Le mot patient ici, doit être pris dans son sens premier, de celui qui attend.
Car évidemment, faut attendre et dans ces conditions, l'invitation à rentrer dans le cabinet est vécue comme une libération. Prémisse supposée à une libération verbale. Imprécatoire ou confidentielle, c'est selon. L'essentiel étant d'accoucher.
Mais moi, c'est comme à la police, je décline mon identité, nom, prénom, date de naissance, je m'acquitte volontiers de la contribution sociale généralisée et des honoraires (remboursés au centime près par la Sécurité Sociale), mais je parle que si on me pose des questions.
Donc pour les Lacaniens, c'était "plié"...
08:45 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
11.05.2008
ECOLE / la croqueuse d hommes...
Je vais lui demander une gomme. C'est l'institutrice de la classe d'à côté.
Un peu grande, un peu célibataire, un peu coquette...
Je suis gêné de la solliciter pour un accessoire aussi anodin -néanmoins indispensable- qu'une gomme.
Je bredouille :
_ Excuse-moi de te déranger... Je voulais te demander... Si tu peux...
Elle me regarde aux anges... Elle file la garde de la classe au redoublant, qui a trois têtes de plus que les autres et m'entraîne dans la réserve.
_ Voilà, que je dis, c'est bête, mais je trouve plus ma gomme, est-ce que tu peux m'en prêter une ?
Le soufflé retombe, je la sens déconfite.
Mais bonne joueuse, en femme qui a l'habitude de recevoir des propositions, et s'oblige parfois à les refuser, elle soupire :
_ Ah! Je croyais que tu voulais sortir avec moi...
Je bafouille...
_ Non, non, je te jure...
Et sans écouter ma réponse, elle ajoute :
_ C'est bête, parce qu'en ce moment, je suis pas libre...
Sous entendu : "Retente ta chance dans une semaine, mon lapin..."
C'est comme à la boucherie, faut prendre un ticket et attendre son tour.
Je repars sans la gomme...
15:20 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
MAROC / photo
14:25 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2008
ECOLE / les trois vies de l'enseignant
Il y a trois périodes dans la vie d'un enseignant.
* Les dix premières années, où il ne sait pas grand-chose et où il apprend.
On pourrait croire que ce sont les plus difficiles, et bien non. Même si Directeurs et Inspecteurs le regardent avec condescendance (enfin quelqu'un à se mettre sous la dent pour justifier leur pontifiant verbiage...). Mais s'il est modeste et fait amende honorable (ce qui ne fut jamais mon cas), ils sont enclins à lui pardonner ses faiblesses et lacunes...
* Les dix années suivantes, où il sait suffisamment de choses pour faire un travail intéressant et autonome, en oubliant les enseignements théoriques, abstraits, futiles et inutiles des grands pédagogues visionnaires et les circulaires pondues par des incapables instruits...
Ce sont les années les plus intéressantes.
* Et les dix dernières, où il se croit sorti d'affaire, pense maîtriser son sujet. Grave erreur ! C'est là que les ennuis qu'il ne soupçonnait pas, lui tombent sur la tête en catastrophe, comme les livres d'une bibliothèque.
Tout le monde s'y met pour lui faire croire qu'il ne sait rien, ne fait rien, ne maîtrise rien ; parents, enfants, collègues bien intentionnés (qui poussent l'orage sur lui, pour s'en éloigner), Inspecteurs, qui n'ayant généralement jamais enseigné, savent d'autant mieux que lui (sel





















