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12.05.2008
ECOLE / mes psys
La seule porte de sortie pour quitter l'Education Nationale, fut, sur les conseils de mon Inspecteur, d'entamer une psychothérapie (on ne peut décemment renoncer à 3 mois de vacances que si on est "fou"), et qui s'est rapidement transformée en "Tour de France" départemental des psys agréés...
Petit glossaire...
Ma quatrième ou cinquième psy était une "Lacanienne".
On m'a expliqué plus tard. Concrètement, elle vous fixe sans dire un mot, autre que "bonjour" et "ça fait trente euros", pendant que vous vous tordez les doigts en regardant le plafond ou la pointe de vos souliers.
La salle d'attente aussi était Lacanienne, un réduit. J'imagine que c'était d'anciennes toilettes dont on avait retiré l'accessoire essentiel.
J'ai d'abord pris la désolation du lieu ; chaise branlante, papier triste, ampoule blafarde, fenêtre murée, lecture réduite à un seul prospectus gratuit des années soixante, pour de la radinerie.
En fait, je crois bien, que c'était une volonté de mettre le patient en condition.
Le mot patient ici, doit être pris dans son sens premier, de celui qui attend.
Car évidemment, faut attendre et dans ces conditions, l'invitation à rentrer dans le cabinet est vécue comme une libération. Prémisse supposée à une libération verbale. Imprécatoire ou confidentielle, c'est selon. L'essentiel étant d'accoucher.
Mais moi, c'est comme à la police, je décline mon identité, nom, prénom, date de naissance, je m'acquitte volontiers de la contribution sociale généralisée et des honoraires (remboursés au centime près par la Sécurité Sociale), mais je parle que si on me pose des questions.
Donc pour les Lacaniens, c'était "plié"...
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