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14.05.2008
ECOLE / le panda...
Panda du zoo de Pékin. Gestes lents et mesurés.
Tourner les pages du journal, qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler (pratique pour recueillir les cendres de cigarettes, c'est la taille du bureau), lui demandait des efforts surhumains. Une bonne matinée pour lire le journal. Heureusement, restait le supplément jardin, pour l'après-midi.
Pas de chance, comme les espèces rares, il développait toutes sortes d’allergies… A la pluie, au soleil, au vent, aux insectes, à la confiture, à l'eau tiède...
Enfin, c'est plutôt l'éducation Nationale qui n’avait pas de chance. Et en premier lieu, ses collègues, qui devaient se repartir ses élèves.
Il lui suffisait de faire la rentrée de septembre et d’assurer quelques jours avant les vacances pour réactiver son salaire à plein temps. Pas folle la guêpe.
D’autant que lui était venue l’idée géniale de donner des cours particuliers pendant ses congés maladies... Aussi bizarre que cela puisse paraître, aucun texte ne s’y oppose...
Et fait curieux, bien qu'il profita financièrement du système et semblait le cautionner lors de ses rares états de services, ses propres enfants n'étaient pas scolarisés... Imaginez un jardinier qui refuserait de nourrir les siens avec les produits de son jardin ?!
Mais peut-être, dans son cas, n’avait il que trop raison de se méfier de l’enseignement...
Pour être honnête, il travaillait quelques heures... Sur une année, c'est pas lourd, mais ramené à son temps de présence, ça grimpe fort.
Le travail consistait à arracher une bande de papier « kraft », à la froisser violemment, (attention la crise cardiaque), à y écrire de la main gauche (pour donner l’illusion d’un travail d’enfant) les prénoms de ses élèves, (ça fait toujours plaisir aux mamans), d’y ajourer quelques fautes d’orthographes attendrissantes (comme si les enfants ne savaient pas écrire leur prénom) et de la coller au mur.
L’inconvénient, avec cette frise "tarte à la crème", c’est qu’elle ne pouvait pas servir l’année suivante, à moins de faire redoubler toute la classe...
Il ne m'aura cassé que cinq tonnes de sucre sur le dos. L’avantage avec les feignants lymphatiques (à opposer aux feignants teigneux), c’est que même nuire, leur coûte…
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