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16.05.2008

PENSER / bonheur ???

Salut Denis
Tu n'es plus instit, alors tu fais quoi maintenant, tu n'as pas encore l'âge de la retraite -
En tous cas, j'ai l'impression (d'après ton blog) que tu profites bien de la vie - Et tu as amplement raison, tu n'as pas l'air d'être stressé, ni compliqué - C'est vrai que tu ne nous montres peut-être que le bon coté des choses - Des choses qui font réver, ton joli chalet, ta belle région en France et tes séjours amoureux au Maroc - J'adore ton blog et je te félicite, continue et Samira est trés jolie -
Lily

Ecrit par : lily | 13.05.2008

bjr lily

je reponds un peu plus en detail a ta note.
J'ai reçu des coups dans la vie et j'ai connu des echecs et des souffrances, comme tout un chacun, travail, divorce, enfants...
J ai fait le choix d ignorer au maximum tous les aspects negatifs de la vie, et g developpé un 6eme sens pour fuir les fâcheux... des fois ca marche.
et surtout j'essaye de m interesser a un maximum de choses et de gens interessants...
la peinture m'a permis de m occuper et de gagner mon independance morale et materielle...
J'ai une espece de devise, qui vaut ce qu'elle vaut "le bonheur est un choix"...
Une autre accessoirement, "nous apprenons plus de nos echecs que de nos succes".
Et une derniere, qui contredit un peu la première et que j attribue à Zorba le Grec : " Si la vie etait facile, elle serait sans interet..."

Ecrit par Denis le 16.5.2008

FRANCE /copine-car/vadrouille

NOTE DE SAADOU
salut denis, encore en vadrouille! t'as la bougeotte ? si tu passes par ici arrêtes toi ça devrait te plaire! tu te trompes, la fee morgane elle est ici, a najac avec liane la reine des elfes et tous les autres....je ne sais pourquoi les gens arrivent dans ce village, trimballant des sacs a dos tous plus lourds les uns que les autres; j'ai fait pareil et j'ai enfin trouve un endroit ou le poser mon sac! c'est pour ça que c' est un poeme najac, plein d'histoires d'avant et de maintenant et avec des" gueules" je te dis que ça !(a en faire baver les photographes!)

REPONSE DENIS
Najac, ca me dit qq choz, s q par hasard c serait pas sur le chemin de st jacques de compostelle ? j 'en ai fait une partie q je raconte dans mon blog...
la bougeotte, oui, tu sais dans mon copine-car, je suis comme dans une coquille, un cocon, un oeuf, j'ecoute la pluie, le vent bruisser..., g mon ordi, qq livres, je me leve, et dejeune qd je veux... c comme une cabane roulante, g l impression d etre de partout et de nulle part,..c pas grand mais je suis chez moi, je derange personne..... Les paysages defilent, je prends juste leur beauté, je fuis la laideur des chaines aux pieds, des pavillons de banlieue, des lotissement infiniment tristes..., la beauté du monde est dans notre regard...pas dans les titres de proprieté...

*alors je viendrai a najac faire de belles photos. je suis un passionné du sud-ouest et du languedoc...
*excuz a mes lecteurs pour style sms,et fautes, j ecris avec 3G sur clavier minuscule.dans copine-car

15.05.2008

FRANCE / copine-car / Saulieu

Traversée de la France en copine-car. Le prix du gazole a flambé. Je fais le plein avec un billet de 100 euros, On me rend de quoi boire un café.
Périple dans les petites routes du Morvan, torturées et verdoyantes. La brume s'élève irrélle, La fée Morgane va-t-elle apparaître au détour d'un chemin?
Passé par Saulieu, d'où Bernard Loiseau, exigeant et passionné, s'est envolé dans le ciel étoilé des artistes de la gastronomie. Son auberge est toujours là, resplendissante, un palace,
Saulieu, un morceau de place Vendôme transposé dans un village bourguignon, Des hôtels et des restaurants de luxe toutes les deux maisons.
Quelques Jaguars et des Ferraris. Dechavanne vient y manger en hélicoptère entre midi et deux.

Je me contente des petits restaus qu'on trouve le long des routes de la France. J'en ai touvé un à midi, propre et sympa, 10 € le menu, 1,30 € le pichet, un euro le café... Et le sourire de la serveuse. Sympa, non ?

14.05.2008

ECOLE / le panda...

Panda du zoo de Pékin. Gestes lents et mesurés.
Tourner les pages du journal, qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler (pratique pour recueillir les cendres de cigarettes, c'est la taille du bureau), lui demandait des efforts surhumains. Une bonne matinée pour lire le journal. Heureusement, restait le supplément jardin, pour l'après-midi.
Pas de chance, comme les espèces rares, il développait toutes sortes d’allergies… A la pluie, au soleil, au vent, aux insectes, à la confiture, à l'eau tiède...
Enfin, c'est plutôt l'éducation Nationale qui n’avait pas de chance. Et en premier lieu, ses collègues, qui devaient se repartir ses élèves.
Il lui suffisait de faire la rentrée de septembre et d’assurer quelques jours avant les vacances pour réactiver son salaire à plein temps. Pas folle la guêpe.
D’autant que lui était venue l’idée géniale de donner des cours particuliers pendant ses congés maladies... Aussi bizarre que cela puisse paraître, aucun texte ne s’y oppose...
Et fait curieux, bien qu'il profita financièrement du système et semblait le cautionner lors de ses rares états de services, ses propres enfants n'étaient pas scolarisés... Imaginez un jardinier qui refuserait de nourrir les siens avec les produits de son jardin ?!
Mais peut-être, dans son cas, n’avait il que trop raison de se méfier de l’enseignement...
Pour être honnête, il travaillait quelques heures... Sur une année, c'est pas lourd, mais ramené à son temps de présence, ça grimpe fort.
Le travail consistait à arracher une bande de papier « kraft », à la froisser violemment, (attention la crise cardiaque), à y écrire de la main gauche (pour donner l’illusion d’un travail d’enfant) les prénoms de ses élèves, (ça fait toujours plaisir aux mamans), d’y ajourer quelques fautes d’orthographes attendrissantes (comme si les enfants ne savaient pas écrire leur prénom) et de la coller au mur.
L’inconvénient, avec cette frise "tarte à la crème", c’est qu’elle ne pouvait pas servir l’année suivante, à moins de faire redoubler toute la classe...
Il ne m'aura cassé que cinq tonnes de sucre sur le dos. L’avantage avec les feignants lymphatiques (à opposer aux feignants teigneux), c’est que même nuire, leur coûte…

13.05.2008

ECOLE / la minimaliste...

Elle avait le bras gauche, très court et musclé. Elle y appuyait sa tête, qui était pourtant pas lourde.
Les tables étaient disposées en fer à cheval, elle au centre.
Sur chaque table, cinq ou six livres, un par matière. Chaque heure son livre et sa matière. Français, math, histoire, géo, sciences...
Les élèves étaient numérotés de un à vingt-quatre, dans le sens des aiguilles d'une montre. Chacun lisait un paragraphe, tournait la page et passait au suivant.
Et quand c'est fini, on change de livre et on recommence.
Pourquoi se compliquer la vie ? La terre tourne ainsi depuis des milliers d'années.
Et ça, jusqu'à cinq heures. Pardon, quatre heures. Faut déduire la "gym", qui n'était jamais qu'une longue "récré" d'une heure, transformée en dessin ou activité libre, les jours de pluie.
A cinq heures pile, la classe était vide, volets fermés. Les mouches volaient et la poussière se déposait comme si la pièce était abandonnée depuis des lustres ou que si peu de choses avaient dérangé leur danse aphone...
Un océan de simplicité.
Je l'ai jamais vue debout. C'est vrai qu'elle était pas grande, mais quand même, je saurai jamais sa taille.
Le pire qui put lui arriver, eut été de s'endormir et de tomber de sa chaise. Ca peut passer en accident de travail.
Élève ou instit, je serais mort d'ennui. Ça donne envie de grimper aux rideaux, de hurler comme un chien sous la lune...
Mais bon, ça l'a pas empêché de me casser quinze tonnes de sucre...
Je lui pardonne.
Je comprends la fragilité des lâches et des "joueurs petits bras".
Et puis, c'est grâce à des gens comme ça, que j'ai quitté le panier de crabes...

MAROC / photo...

La forteresse des Oudayas qui plonge dans la mer, face à la ville de Salé. Il fait bon se promener dans les ruelles du vieux village fortifié. Photo prise du célèbre café maures, où l'on boit un thé à la menthe brûlant face à la mer et aux alizés.

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12.05.2008

ECOLE / mes psys

La seule porte de sortie pour quitter l'Education Nationale, fut, sur les conseils de mon Inspecteur, d'entamer une psychothérapie (on ne peut décemment renoncer à 3 mois de vacances que si on est "fou"), et qui s'est rapidement transformée en "Tour de France" départemental des psys agréés...
Petit glossaire...

Ma quatrième ou cinquième psy était une "Lacanienne".
On m'a expliqué plus tard. Concrètement, elle vous fixe sans dire un mot, autre que "bonjour" et "ça fait trente euros", pendant que vous vous tordez les doigts en regardant le plafond ou la pointe de vos souliers.
La salle d'attente aussi était Lacanienne, un réduit. J'imagine que c'était d'anciennes toilettes dont on avait retiré l'accessoire essentiel.
J'ai d'abord pris la désolation du lieu ; chaise branlante, papier triste, ampoule blafarde, fenêtre murée, lecture réduite à un seul prospectus gratuit des années soixante, pour de la radinerie.
En fait, je crois bien, que c'était une volonté de mettre le patient en condition.
Le mot patient ici, doit être pris dans son sens premier, de celui qui attend.
Car évidemment, faut attendre et dans ces conditions, l'invitation à rentrer dans le cabinet est vécue comme une libération. Prémisse supposée à une libération verbale. Imprécatoire ou confidentielle, c'est selon. L'essentiel étant d'accoucher.
Mais moi, c'est comme à la police, je décline mon identité, nom, prénom, date de naissance, je m'acquitte volontiers de la contribution sociale généralisée et des honoraires (remboursés au centime près par la Sécurité Sociale), mais je parle que si on me pose des questions.
Donc pour les Lacaniens, c'était "plié"...

11.05.2008

ECOLE / la croqueuse d hommes...

Je vais lui demander une gomme. C'est l'institutrice de la classe d'à côté.
Un peu grande, un peu célibataire, un peu coquette...
Je suis gêné de la solliciter pour un accessoire aussi anodin -néanmoins indispensable- qu'une gomme.
Je bredouille :
_ Excuse-moi de te déranger... Je voulais te demander... Si tu peux...
Elle me regarde aux anges... Elle file la garde de la classe au redoublant, qui a trois têtes de plus que les autres et m'entraîne dans la réserve.
_ Voilà, que je dis, c'est bête, mais je trouve plus ma gomme, est-ce que tu peux m'en prêter une ?
Le soufflé retombe, je la sens déconfite.
Mais bonne joueuse, en femme qui a l'habitude de recevoir des propositions, et s'oblige parfois à les refuser, elle soupire :
_ Ah! Je croyais que tu voulais sortir avec moi...
Je bafouille...
_ Non, non, je te jure...
Et sans écouter ma réponse, elle ajoute :
_ C'est bête, parce qu'en ce moment, je suis pas libre...
Sous entendu : "Retente ta chance dans une semaine, mon lapin..."
C'est comme à la boucherie, faut prendre un ticket et attendre son tour.
Je repars sans la gomme...

MAROC / photo

Ruelles Oudayas, Rabat.

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10.05.2008

ECOLE / les trois vies de l'enseignant

Il y a trois périodes dans la vie d'un enseignant.

* Les dix premières années, où il ne sait pas grand-chose et où il apprend.
On pourrait croire que ce sont les plus difficiles, et bien non. Même si Directeurs et Inspecteurs le regardent avec condescendance (enfin quelqu'un à se mettre sous la dent pour justifier leur pontifiant verbiage...). Mais s'il est modeste et fait amende honorable (ce qui ne fut jamais mon cas), ils sont enclins à lui pardonner ses faiblesses et lacunes...

* Les dix années suivantes, où il sait suffisamment de choses pour faire un travail intéressant et autonome, en oubliant les enseignements théoriques, abstraits, futiles et inutiles des grands pédagogues visionnaires et les circulaires pondues par des incapables instruits...
Ce sont les années les plus intéressantes.

* Et les dix dernières, où il se croit sorti d'affaire, pense maîtriser son sujet. Grave erreur ! C'est là que les ennuis qu'il ne soupçonnait pas, lui tombent sur la tête en catastrophe, comme les livres d'une bibliothèque.
Tout le monde s'y met pour lui faire croire qu'il ne sait rien, ne fait rien, ne maîtrise rien ; parents, enfants, collègues bien intentionnés (qui poussent l'orage sur lui, pour s'en éloigner), Inspecteurs, qui n'ayant généralement jamais enseigné, savent d'autant mieux que lui (selon l'adage, "la critique et facile, l'art est difficile"...).
Tout ce petit monde lui tombe dessus à bras raccourcis et s'en donne à coeur joie. Comme si, en critiquant, ils se donnaient l'illusion d'être bon...

C'est la technique du tabouret, on vous passe le tabouret et quand vous êtes dessus, on le retire brutalement...

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