« 2008-06 | Page d'accueil
| 2008-07 »
06.07.2008
PENSER / jalousie
Un soir, S**, m'a téléphoné. Vous savez celle qui bat des records de commentaires sur son blog.
C'était au commencement de son blog. Elle était triste et déçue, parce qu'une amie, (mais le mot n'est-il pas usurpé?), mettait en doute, l'utilité de son blog et la gentillesse et la sincérité des commentaires qu'elle avait reçus.
J'ai bien sûr le sentiment que cette amie, qui se targuait de tant d'activités péri-scolaire, mais était nulle en blog, manifestait un peu de jalousie ou de cruauté envers S**.
Je suis impitoyable avec ceux qui bafouent les valeurs essentielles qui fondent l'amitié, et que je n'ai qu'a m'en féliciter...
J'ai fait le tri autour de moi et j'ai toujours autant d'amis....véritables...
Mais j'ai gourmandé S**, selon trois axes, maintenant que je vois que son blog a pris son envol majestueux dans le ciel, et qu'elle ne va plus douter d'elle-même...
J'ai été un peu dur avec elle, comme je sais le faire des fois... Mais vous savez la vérité c'est comme un scratch, un pansement, plus vous retirez vite et fort et moins ca fait mal longtemps....
Donc j'ai reproché à S**, qui j'espère me comprendra :
1) D'accorder trop d'importance à cette amie (voire de la conserver comme amie...)
2) De ne pas lui dire clairement son fait et d'inverser ainsi la problématique en renvoyant cette amie à ses chères études (elle est instit*), et en la sommant de prendre ses responsabilités vis à vis de l'amitié ; on ne jalouse, ni ne critique ses amis, fusse de façon sibylline...
Et on leur doit la franchise...
(Rien de meilleur, qu'une petite "engueulade" pour remettre les pendules à l'heure, l'amour et l'amitié, s'ils sont sincères, s'en trouvent réconfortés...)
3) Ensuite, (axe fondamental de ma pensée) il faut faire les choses au mieux de notre savoir et de notre conscience, sans se soucier du "qu'en dira-t-on".
Selon les préceptes suivants :
_ Les chiens aboient et la caravane passe...
_ Celui qui fait quelque chose aura contre lui ceux qui n'ont jamais rien fait...
4*) Et j'en termine avec cette idée, que la meilleure façon de se venger des imbéciles, c'est d'être heureux et de faire un maximum de choses intéressantes.
Étant bien entendu qu'on le fait pour soi et pour ceux qu'on aime et que la vengeance dans ce cas, est fortuite et collatérale.
Car la vengeance c'est un vilain mot et c'est si fatigant, qu'il faut laisser à ceux qui vous font du mal le soin de se punir eux-même.
"La jalousie est une flèche à deux pointes, qui blesse d'abord celui qui l'envoie..."
Il suffit à la victime présumée de se caparaçonner dans l'indifférence et l'action, pour s'en protéger...
"Va! Va! ne te retourne pas! Suis ton chemin..."
* Ceux qui ont noté que j'ai dit "trois axes" et que j'en ai écrit quatre, ont gagné une boite de cachou... Comme le sale instit' que je suis aussi...
16:30 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
MAROC / les soirs d'été, le coeur léger...
Le grand mec mal habillé, c'est moi, la petite mignonne, c'est Samira...
Les retours, c'est toujours épique...
Train Rabat-Fès... Bus branlant, Fès-Aéroport... Avion, Fès-Gérone...
Samira m'accompagne jusqu'à l'aéroport... Je suis le dernier à embarquer...
Dans l'avion, un français avec qui je discute et une énorme américaine qui explique à tout le monde ce qu'il est permis de faire ou pas ; se lever... attacher sa ceinture... éteindre son téléphone...
Je crois qu'elle prépare le concours d'entrée à Abou Graib (la prison irakienne où l'armée américaine torture à tout va) ou à Guantanamo (autre prison forteresse de le l'armée américaine, placée en dehors des lois et des conventions internationales).
A part elle, que des méditerranéens et des latins; espagnols, marocains, français... vous imaginez la pagaille et le désordre...
Arrivé en Espagne, le français se fait contrôler, je crois qu'il avait quelque chose de vert dans son sac, une grosse barrette... Curieusement la douane espagnole, pourtant si tatillonne, le laisse passer...
Il va à Collioure, avec sa voiture, il me conduit jusqu'à Perpignan, il insiste, je lui laisse mes derniers billets en remerciement...
A Narbonne, je fais du stop... Il me reste vingt bons kilomètres, il est 8 heures du soir...
Prendre un hôtel ? Que nenni, s'il le faut, je vais marcher... Comme Rimbaud, sur les chemins poussiéreux, les soirs d'été, le coeur léger, heureux comme avec une femme...
Une bonne dizaine de voitures passent, des français tout roses, propres et craintifs dans leur prison-voiture...
Un type s'arrête, une vraie gueule cassée, abîmé par la vie... Quand je le remercie, il me dit que c'est normal...
Il a quitté son métier, il faisait des clés dans un supermarché, il gagnait de l'argent, mais personne ne lui parlait...
Difficile de savoir son chemin, son origine, il porte trente nationalités en lui et autant de cicatrices, de celles que les imbéciles savent si bien infliger...
D'aucuns ne seraient pas montés avec lui, et pourtant, il avait le coeur dans les yeux...
08:20 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note


