15.11.2007

MARIAGE MAROCAIN

Rencontre avec Zelma à l'Institut Français d'Agadir.
Les Instituts Français sont des merveilles. Ils maintiennent haut et fort la culture à l'étranger;
Zelma est doctorante en Droit et en Économie. Elle jouit d'un statut et d'un salaire confortable.
Sa famille habite, malgré sa réussite sociale fulgurante, au bord du désert. Quelque chose comme des sahraouis avec des traditions bien ancrées.

Je farfouille dans les livres et la presse française.
Elle m'aborde. La discussion s'installe, elle m'invite à boire un verre à la cafétéria. Et me laisse payer.
Le soir, elle m'invite à manger. Et me laisse payer.
Le lendemain, rebelote (avec un "b").
Le jour suivant, repelote (avec un "p").

Au quatrième jour, elle me propose le mariage et fixe les conditions avec une rigueur d'ouléma. Le mariage est traditionnellement un contrat entre deux familles au Maroc.
Je l'écoute curieux et amusé :
Je dois acheter (avec mon argent perso) la maison -ou l'appartement au choix-, le mobilier et l'électroménager...
Les factures, assurances, taxes, impôts, c'est pour moi...
La voiture, l'essence, l'entretien, idem...
Je paye évidemment la nourriture, les vacances, le restaurant...
J'en oublie... Disons je paye tout.

Je risque une question... Qu'est-ce qu'elle compte faire avec son salaire (confortable) ?
Elle me répond avec candeur, que c'est son argent de poche, et avec une logique de Docteur en Économie, que c'est autant d'argent économisé pour moi ; ce qu'elle s'achètera en parfum, bijoux, c'est autant que j'aurais pas à lui acheter....
Évidemment vu sous cet angle, c'est tout bénéf...

_Ah, dit-elle, j' allais oublier, la dot... Et bien la dot, ca commence à 50 euros, (je respire, mais pas longtemps...) Mais pour moi, Zelma, princesse du désert, c'est au moins 2000 euros... Je les vaux bien, non ?
Comme je suis pas un gougeât, j'acquiesce.
Elle me donne deux jours pour réfléchir. C'est deux jours de trop.
Je lui envoie un texto : " Zelma, je suis un occidental progressiste, il n'est pas dans mes habitudes d'acheter une femme, je suis pour l'égalité et le partage..."

12.11.2007

III-4 DE LA VIRGINITE DES FILLES AU MAROC 1

7d95597a7186f9c441b4db7b2b77e2bf.jpgIl y a trois cas selon lesquelles une fille n'est pas mariée au Maroc.

1) Soit elle est franchement laide, ce qui est rare, vu la beauté des filles de ce pays merveilleux.

2) Soit elle est franchement pas vierge... ce qui est moins rare, encore faut-il qu'elle ait eu la maladresse de le faire savoir...

3) Soit elle est franchement intelligente, indépendante ou instruite, et dans ce cas, elle fuit la condition qui lui est destinée, à l'image de celle qui fut faite à sa mère...

Le cas n° 2 trouve sa solution par une petite intervention chirurgicale réparatrice d'environ 4000 dirhams (400 euros).
Et si on les a pas, par un petit mensonge ; alléguer d'une mauvaise chute, d'un gynécologue maladroit...

Le cas n° 3 (et le n° 2 accessoirement) trouveront une solution par le mariage avec un européen, nettement plus ouvert et compréhensif...

Ca c'est la théorie, un peu caricaturale et réductrice, comme toutes tes analyses.
Car en fait, il existe au Maroc, comme ailleurs, des filles merveilleuses et sentimentales, qui ont l'amour de l'homme qu'elles aiment chevillé au corps... et qui donneraient leur vie pour lui.
C'est pour ca que j'aime ce pays ou l'on sent que certains mots... l'amour, entre autre, ont encore un sens...